L’ENFANT ET LE MAUDIT T.4, NAGABE

Sheeva est bouleversée par la tragédie qui s’est produite suite à son mensonge. Sa tante, à présent transformée en monstre, n’a plus sa place au pays de l’intérieur et les a suivis chez le Professeur. Elle lui annonce une vérité qu’il a du mal à croire… Le Professeur est effondré par le cruel destin qui pèse sur les épaules de cette toute petite fille. De son côté, la tante, devenue un être de l’extérieur, commence à changer peu à peu…

 

L’ENFANT ET LE MAUDIT, T.4
NAGABE
KOMIKKU ÉDITIONS
15 MARS 2018
SEINEN, FANTASTIQUE, CONTE NOIR

 

Quatrième tome. Toujours une si belle découverte à la lecture et observation. Les aventures de Sheeva, et du Professeur continuent. Entre féérie et violence chuchotée. Dans ce dernier tome paru, c’est avant tout un mensonge que la petite Sheeva doit affronter. Comprendre son erreur. Oser hausser la voix pour ne pas créer de scission. Difficile pour une enfant qui n’a que l’innocence et un maudit pour l’élever.

Un erzatz de famille se formule avec la tante qui est invitée à rester. Tante devenue maudite, elle aussi. Deux figures qui à présent entourent l’enfant. Des questionnement se posent. Entre la volonté de la protéger, la peur de ne pas y arriver puis l’impression d’être inutile dans ce trio bancal. On découvre un peu plus à chaque tome les émotions et ressentis du Professeur. Personnage noyé dans sa mélancolie. Et de la malédiction, elle connaît des nouveautés, comme l’impression d’une maladie tentaculaire qu’aucun ne sait combattre.

Singularité du graphisme qu’on retrouve toujours. Des planches où les noirs et blancs entrent en contraste. S’opposent. S’adorent. Une merveille que l’un soit charbonneux et l’autre d’une clarté pure. Ajouté à cela, des planches parfois composées d’une unique case, offrant un paysage, une capture d’un moment. L’impression d’y voir des gravures. Un trait si différent de ce qu’on trouve dans les mangas.

Une histoire qui reste toujours énigmatique. Un paysage restreint à une maison, un village, une forêt. C’est le minimalisme des éléments qui s’impose, permet ainsi de se concentrer sur les émotions des personnages, leurs liens.

Une poésie du cauchemar qui s’articule entre rêves et ombres cannibales.

 

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