PREMIÉRES LIGNES #.11 ׀׀ C’est ainsi que les hommes vivent, Pierre Pelot

Le principe : chaque dimanche, je pioche un livre dans ma bibliothèque, au hasard. Et je vous en fait découvrir les premières lignes – ou plutôt le premier paragraphe, parfois la première page. Ce rendez-vous est une idée de (MA LECTUROTHÈQUE).
C’EST AINSI QUE LES HOMMES VIVENT
PIERRE PELOT
EDITIONS DENOEL
AOUT 2003
HISTORIQUE, VOSGES
Flamboyante de lumière dans l’incandescence de l’été finissant, la baigneuse ne l’avait pas abandonné. Elle au moins ne s’était pas engloutie avec les autres dans l’étroitesse de la faille insondable. Une image dont il était incapable de dire si elle était le véritable souvenir d’un réel moment ou au contraire la manifestation de quelques fantasme obsédant, une hallucination de sa mémoire amputée. Un fragment de songe détaché de ses entraves nocturnes.

A son réveil, désormais, le dernier de ses rêves stagnait au fond de ses yeux un moment avant de se dissoudre au vent qui rampe, comme une marque peu profonde inscrite dans le sable. Longtemps ses rêves n’avaient laissé la moindre trace sur l’autre bord des yeux ouverts, au point de lui faire douter même qu’il en fît. L’image lui revenait sans peine, sans effort, à la moindre sollicitation. Sans même qu’il l’appelle ni lui ouvre la porte.

 

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