LA MORT VIVANTE, OLIVIER VATINE, ALBERTO VARANDA

Joachim, un jeune scientifique menant des recherches prohibées, est enlevé par une puissante et mystérieuse femme recluse sur l’ancienne Terre : Martha. Pour se remettre du drame qui la hante depuis des mois, celle-ci lui ordonne l’impossible : ressusciter sa fille, Lise, ayant fait une chute mortelle lors de fouilles archéologiques. Joachim, qui voit là une opportunité de continuer ses travaux en toute liberté, accepte ce rôle de père créateur. Après avoir récupéré le matériel nécessaire grâce à la fortune de Martha, il se lance alors dans cette expérience qui pourrait bien s’avérer irréversible. Car on ne redonne pas impunément vie à la Mort…

 

LA MORT VIVANTE
OLIVIER VATINE (scénariste)
ALBERTO VARANDA (dessinateur)
EDITIONS COMIX BURO, GLENAT
22 AOUT 2018
SF, GOTHIQUE

 

Joie que de recevoir des nouveautés BD à la librairie. De quoi faire gambiller mon impatience d’ouvrir et découvrir ces romans graphiques, mangas, et bd’s qui pointent le bout de leur museau. Aujourd’hui, je me lance dans la chronique d’un roman graphique : La Mort-Vivante. Encore une histoire de couverture! Avouez qu’elle donne envie d’en découvrir plus. La promesse d’un univers gothique et me voilà à engloutir les planches.
TERRE EN ABANDON.
Un univers post-apocalyptique, ou peut-être juste de la science-fiction. Le début est complexe, s’apprivoise avec difficulté pour ce monde qui est à peine effleuré. La Terre est abandonnée, sa science jugée dangereuse. Mais quelques fripouilles viennent encore débusquer les bibliothèques oubliées. Une mère archéologue et sa fille imprudente. Une chute. Voici la mort qui enveloppe la petite. Le récit démarre réellement après l’événement. De science-fiction, on plonge dans un autre genre, on bascule vers le gothique, tout en conservant ce chuchotement qui invoque Lovecraft.
NARGUER LA MORT.
Un manoir où gambadent quelques aranéides (mes frissons n’ont cessé à aucun moment, moi qui répugne de voir ces bêtes). Le corps d’une fillette enveloppée dans un liquide, suspendue dans une cuve. On croit lorgner du côté de Frankenstein. On plonge dans un monde où les frontières entre sciences et magie sont maigres. Manipuler l’un, et duper l’autre. Jouer à ressusciter une fillette au péril de déranger la Mort. Le récit se déroule avec superbe, nous entraîne dans un conte gothique duquel on ne voudrait pas s’évader.
RENAISSANCE DE GUSTAVE DORE. 
Du graphisme, il étonne mes billes, surprend, me ravit. La version que je lis est colorée, mais j’apprends qu’une version grand format et noir/blanc existe. J’aurais préféré celle-ci, qui m’aurait certainement permis de mieux apprécier tout le travail d’Alberto Varanda. Un dessin qui convoque les gravures de Gustave Doré, tout un onirisme cauchemardesque.
Un roman graphique pour les amoureux des histoires noires. Un mélange risqué mais un pari réussi entre les genres. Une adaptation réussie du roman de Stefan Wul.

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