ASPIRINE, JOANN SFAR

Aspirine, étudiante en philosophie à la Sorbonne a la rage, elle ne supporte plus de revivre sans cesse les mêmes épisodes de sa vie pourrie. Et ça fait 300 ans que ça dure car Aspirine est vampire, coincée dans son état d’adolescente de 17 ans. Elle partage un appartement avec sa soeur Josacine. Malgré tout, elle attise la curiosité d’Ydgor ado attardé, un étudiant de type « no-life » : vaguement gothique, légèrement bigleux et mal peigné… avec comme kiff dans la vie, le fantastique et la légende de Cthulhu… Il rêve de vivre un truc magique, d’un destin exceptionnel et a compris qu’Aspirine est une vampire. Pour acquérir le privilège de pouvoir l’accompagner, il s’engage à garder le secret et à devenir son serviteur… son esclave.

 

ASPIRINE
JOANN SFAR
6 JUIN 2018
ÉDITIONS RUE DE SÉVRES
VAMPIRE, ADOLESCENCE, HUMOUR NOIR

 

Vampire et ado.
Un combo complexe.
Une idée singulière.

Coincée pour les siècles à venir dans un tourbillon émotionnel. Telle est Aspirine, stryge qui tente de vivre une vie normale, de se faufiler sur les bancs de la faculté.  De l’autre côté de l’amphithéâtre sillonne Ydgor, étudiant recherchant l’improbable, la nouveauté, la magie dans une vie qu’il juge trop morose.

C’est la rencontre des deux personnages, un improbable duo.

Utiliser la figure du vampire permet l’exacerbation des émotions, celles, violentes de l’adolescence. Emotions en vrac. Questionnements ne trouvant aucune réponse. Aspirine erre et ne parvient pas à trouver une âme pour la comprendre.

On bascule avec joie dans l’humour noir, ricanant des questions existentielles d’Aspirine.  On effleure le morbide avec quelques scènes d’assassinats mais toujours ponctuées d’humour via le phrasé d’Aspirine. Après tout, elle est une vampire et non vegan, alors ses repas se constituent évidemment d’humains.

Récit d’aventures, d’un soupçon d’amourette. 
On suit avec délice les pérégrinations des deux personnages. 

La palette de couleurs se forge dans les nuances de rouges et violines, octroie un effet onirique et parfois cauchemardesque aux planches. Le dessin légèrement tremblotant de Joann Sfar est toujours un régal pour les billes, mais comme toujours, l’écriture manuscrite devient complexe à déchiffrer après quelques planches (mes billes de mamie s’usent vite).

Le mythe du vampire réinventé.
L’adolescence immortelle.

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