The Wicked Deep – La malédiction des Swan Sisters, Shea Ernshaw

C’est une histoire de vengeance… Il y a près de deux siècles, Marguerite, Aurora et Hazel Swan, trois jeunes femmes belles, libres et indépendantes, furent accusées de sorcellerie par les habitants de la ville de Sparrow. Des pierres accrochées aux chevilles, les trois sœurs furent noyées. Exécutées. Depuis ce jour, chaque année au mois de juin, les sœurs Swan sortent des eaux de la baie pour choisir trois jeunes filles, trois hôtes. Dans le corps de ces adolescentes, Marguerite, Aurora et Hazel reviennent se venger. Et cette année encore, Penny le sait, alors que les touristes afflueront, on retrouvera des cadavres de jeunes hommes sur la plage… Car cette malédiction, rien ne semble pouvoir l’arrêter.


Sorcellerie. Malédiction. Isolation des habitants. Il n’en faut pas plus pour me donner envie de plonger dans ce roman.

Une fête entre adolescents sur la plage, l’évocation de la Swan Season parmi les murmures de chacun. Quelques prénoms s’affirment déjà, notamment celui de Penny, figure centrale de ce roman. S’y ajoutent des camarades et surtout Bo, l’étranger venu à Sparrow par erreur. De la Swan Season, on apprend qu’il ne s’agit pas d’une fête à vivre sur le bord de la plage. C’est une malédiction qui entoure la ville, l’englobe durant la période de l’été. Une malédiction où trois soeurs noyées injustement prennent possession de corps de jeunes filles, et noient des hommes. Certains habitants y croient, d’autres non. Mais tous préfèrent tourner le dos aux événements.

Sparrow se présente alors comme une petite bourgade reculée, qui n’autorise pas les étrangers. Île isolée. Île renfermée sur ses superstitions et son aveuglement. La même méfiance qui grondait il y a deux siècles envers les Swan Sisters se répète encore aujourd’hui.

Les chapitres alternent entre présent, et narration des événements s’étant déroulés il y a deux siècles. On apprend lentement à connaître les Swan Sisters ; Marguerite, Aurora et Hazel. Jeunes femmes noyées, car trop libres de leurs corps, de leurs envies. Perçues comme des sorcières. Si elles apparaissent comme les figures négatives du roman, on développe peu à peu de l’empathie vis-à-vis de ces femmes condamnées à tort. Condamnées pour leur beauté, leur liberté, leurs capacités médicinales. On obtient ici un portrait intéressant des sorcières, sans tout le décorum diabolique propre à la religion et aux grands bûchers.

Malédiction, thriller et donc frissons ? Malheureusement non. J’avais espéré une histoire qui évoquerait la magie, serait centrée sur une malédiction, mais ce n’est pas le cas. La trame tourne autour de Penny et Bo. Amourette qui débute dès les premières pages, s’autorise toute la place au coeur du roman. Et n’appréciant pas les romances, encore moins quand elles empiètent sur le contexte, je sors un peu déçue de cette lecture. Cependant, si la romance n’a pas su me plaire, le traitement de la figure de la sorcière est une belle réussite.

Tales and Fables.jpg

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