FASHION VICTIME, JUNO DAWSON

Dans un parc d’attractions, Jana, seize ans, se fait repérer par un agent de mannequins. Après hésitation, la jeune fille accepte et signe un contrat. Elle défile bientôt pour les plus grands noms de la mode et évolue dans un milieu glamour mais cruel. Afin de gérer la pression, l’adolescente prend des tranquillisants et des somnifères. C’est le début d’un cauchemar qui poussera Jana à révéler au monde entier combien l’univers de la beauté peut être laid…

Fashion. 
Ils défilent, sont exposés, leurs corps présentés. 
Fashion. 
Les podiums et publicités. 
Une imagerie de la rêverie. 
Une fantasmagorie de la beauté. 
Fashion. 
Ils sont mannequins.

Jana, seize ans, repérée par un agent, emmenée immédiatement à une agence. Seize ans et la promesse d’une grande carrière, d’être la nouvelle égérie d’une génération. Hésitation. Jana, elle est grande, la gueule un peu différente, les critiques accrochées à son dos. Beauté unique. Singularité. Le mannequinat devient une façon d’avancer, de piétiner, de leur montrer qu’elle aussi est belle.

Un roman qui présente l’envers du décor. Sous des paillettes et des flashs, c’est un vernis qui s’écaille. Une vérité qui se dévoile après le mensonge façonné pour les défilés et publicités. Les corps sont épuisés, le mental ne parvient à tenir qu’à l’aide de médicaments qui altèrent la pensée, endorment les réactions. Il faut courir, attendre, défiler, être sélectionnée. Une cavale de ville en ville, de pays en pays. Jamais présente, toujours absente. La solitude enveloppe chaque personnage, les enferme dans un univers impitoyable. Beaucoup évoquent leur âge, la vingtaine à peine entamée déjà pourrissante pour cette industrie. Et les corps toujours plus maigres. Juste un jus pour certaines. 

Jana n’est pas dupe, consciente des problèmes qui gangrènent cet univers : drogue, maigreur, hypocrisie. 

Un roman qui porte le personnage principal en héroïne, l’enveloppe dans la parole d’une libératrice. Elle ose, elle parle, elle porte accusation contre ceux qui se sont érigés masculins puissants. #metoo se désigne entre les pages. 

Un titre important
Un texte qui dénonce les travers de la mode
Un poing levé contre les diktats d’une industrie carnassière et impitoyable

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